Certains me disent que je suis capable d'aimer, pourtant, ce que je qualifierai de don, j'en suis totalement vide. Alors, vivre en ayant des personnes qui nous aiment, pour ce qu'on est, ce qu'on fait, ce qu'on vit, c'est très difficile et souvent un obstacle. Certes je ne cherche pas cet amour, il n'empêche que celui ci me tient au piège, enchaine mes mains et mes pensées, si seulement ils n'aimaient pas tous ces gens, alors, oui alors je serais libre depuis longtemps, je ne souffrirai plus de ce vide.
Ce vide, oui, ça. C'est n'exister que par la douleur physique à défaut d('avoir une réelle raison de vivre, et pour chaque soir chaque nuit ou chaque journée de plus passé ici bas, ce sont des tas de coups, coupures, griffures, et autres blessures physiques qui marquent mon corps, un peu plus. C'est en devenir fou, passer des nuit à ne rien ressentir, ni ce pincement au c½ur, ni cette flamme qui nous faire vivre et avancer, c'est n'être qu'une cadavre animé, un vulgaire pantin de chair, pensant et mouvant.
Pourquoi ne pas partir ? La réponse peut sembler bête: pour ne pas briser des vies. Vous me direz alors: " tu aimes donc" et je vous répons: non, pourquoi ? Si je ne pars pas, c'est pour que ces personnes ne vivent pas ce calvaire que j'affronte chaque jour, chaque seconde, vous n'imaginez même pas, mais après tout, n'osez même pas y penser.
D'un sens, c'est assez drôle, ceux qui savent aimer ne le veulent plus, et ceux ne le sachant pas le veulent, mais au final, n'est-ce un ramassis de souffrance l'un et l'autre? Peut-être est-ce le même sentiment, le même ressentis au final... Je ne sais pas, et sans doute, ceci fera parti de toutes ces questions sans réponses, mais sachez seulement que ma position n'est pas la meilleure, car lorsqu'on aime et on est aimé, alors les blessures sont pansées, et on est heureux, non? Alors que si l'on ne peut aimer, les souffrances elles ne sont aggravées que par ceux qui nous aime ...

